Jan. 08 08

555,5 milliards de kilomètres

Point routes européen.

Les pays membres de l'Union européenne - hormis Roumanie et Bulgarie - cumulent 58 520 km d'autoroutes et 4,7 millions de km de routes. Avec 10 840 km d'autoroutes, 9 200 km de routes nationales, 383 000 km de routes départementales et 550 000 km de routes communales, la France possède le plus long réseau routier d'Europe, devant l'Italie et l'Allemagne. En 2006, les véhicules qui ont circulé en France ont parcouru 555,5 milliards de km, dont 35,5 milliards pour les poids lourds. La France compte 503 véhicules pour 1 000 habitants, ce qui la situe légèrement au-dessus de la moyenne européenne (476). (Sources : ministère de l'écologie, du développement et de l'aménagement durables, Eurostat.).


Jan. 08 07

Le morveux qui fait le merdeux


Une phrase happée d'un téléfilm polar vu dernièrement et qui m'a causée en ce qu'elle dit long (aussi) sur ce qu'est la parentalité.

Ce qu'il y a de terrible avec les enfants, dit un flic père d'un jeune ado, c'est qu'ils nous pardonnent des choses impardonnables. On se sent encore plus merdeux après.


Déc. 07 28

Loup, y es-tu ?

* Spéciale dédicace à mes fils, qui, au lendemain de Noël, se sont amusés (au départ) à se faire peur avec la Légende de la dame Blanche et qui (ensuite) pétochent les soirs au moment du dodo... ** Et aussi à une dame sauvagement assassinée.

Chasse au loup au Kirghizistan (Vladimir Pirogov/Reuters).

Le loup est-il un loup pour l'homme? Avec son "Histoire du méchant loup", synthèse de cinq siècles d'histoire commune avec le "canis lupus", l'historien Jean-Marc Moriceau apporte une contribution de taille à ce passionnel débat de société:

"Je voulais dédramatiser, comprendre pourquoi, en France, on avait tellement peur du loup ".

 


Déc. 07 12

L'hiver comme Tchernobyl


CQFD.
Ca y est, c'est l'hiver ? demande gars de cinq ans.
Surprise : nous sommes alors dans la salle de bains. On s'habille. Et on vient de lui dire qu'il faisait froid dehors et qu'il convenait de s'habiller chaudement. Alors la question semble faire pschitt. Mais pas du tout.
Non, ce n'est pas l'hiver, répond la mère. Pas encore.
Alors il ne fait pas froid, décrète le gaillard.
Les saisons, c'est comme le nuage de Tchernobyl. On le commence et on l'arrête où on veut, comme on veut, quand on veut.
Mais si c'est l'hiver c'est bientôt, ça veut dire aussi que ça va être le Père Noël ? L'hiver n'est pas une saison. C'est une promesse :-)


Déc. 07 08

Bon, alors, le père Noël, il existe ou pas ?


C'est dur pour gars de 10 ans, en ce moment. Enfin, dur. N'exagérons rien ! Disons que c'est pas fastoche ! Ca bascule. Ca tangue. Ca grandit, quoi ! Et ça hésite : sur quel pied danser ?
Ses soupçons se confirment. Il ne parvient pas tout à fait à le vérifier. Les parents sont parfois retors :-)
Et l'on sent l'oeil acéré qui nous scrute lorsque se posent les questions sur l'existence ou non du père Noël, est-ce que c'est vrai ou pas ? Celle (les lorrains comprendront !) de l'existence ou non de Saint-Nicolas, est-ce que c'est vrai ou pas ? Celle de l'existence ou non de la petite souris qui vient chiper les dents tombées et laisse une pièce à la place, est-ce vrai ou pas ?
Le tout avec obligation de discrétion lors des échanges. Si gars de 10 ans à l'oeil acéré, gars de cinq ans a l'oreille bien pendue.
L'homme aux lutins nous est d'un précieux secours :-) !!! Les enfants aussi, parfois. Ainsi les cadeaux. Nous, on en a beaucoup parce qu'en fait en Afrique,  comme y'a pas d'hiver et pas toujours de maisons , il n'y a pas de cheminées et donc le père Noêl ne peut pas descendre poser des cadeaux, et donc, on a aussi ceux des enfants africains.
Fallait la trouver, celle-ci !


Nov. 07 29

Son premier livre de la vie


Nous nous en revenons de la médiathèque avec gars de cinq ans. Son frangin se caille les meules sur un terrain de foot et pour le coup, nous avons opté pour la culture chaude au détriment sport de bord de touche. Et pis il fait bon dans la maison. Et pis en ce début d'après-midi de samedi, j'ai un p'tit coup de mou. Je m'allonge alors quelques instants sur le canapé.
Gars vient se mettre à côté de moi. Commence un dessin. Puis secoue le coude paternel après un petit moment. Tu m'dis les lettres ? il tonitrue.
Hé ? , je demande.
Tu me dis les lettres pour le premier livre de la vie que je viens de faire ?
Je me redresse, yeux un peu écarquillés, je regarde sur la table. Ok dac, pigé. Je lui demande donc quel est le titre du bouquin, manque de tomber quand il me dit la phrase, mais ne me démonte pas pour autant et nous voilà partis pour y aller lettre par lettre.  Le titre du livre, c'est : Le dragon attaque le bonhomme et faire un feu et va manger le bonhomme.  C'est ma foi assez cohérent avec le contenu. Le dessin représente le dragon, un feu et un bonhomme.
Puis gars de cinq ans fait le livre. Plie la feuille en deux. Trouve que c'est pas bien épais comme livre, mais bon, c'est une première en même temps. Il décide alors, en voyant qu'il n'a rien d'écrit sur la première page, qu'il convient de péciser le propos.  Et nous revoilà partis lettre par lettre pour immortaliser ceci : Mon premier livre de la vie.
Concrètement, ça donne ça :



L'histoire retiendra donc, veuillez noter, que le samedi 24 novembre 2007, mon fils a conçu, réalisé et paraphé son premier livre.


Nov. 07 23

De bon matin


Gars de cinq ans, de bon matin, déboule à fond la caisse dans la cuisine et décrète ceci :

Moi, il va falloir me payer parce que je suis un homme en or ! Quand je suis né, tout mon corps était en or !
Adorable :-) Surtout que quelques minutes plus tard, gars de bientôt dix ans se met au diapason. Ca parle alors chanteurs et grandes voix autour des céréales. Madame maman évoque Pavarotti. Les deux apprentis mélomanes ouvrent des yeux ronds comme des soucoupes. Kezako Pavarotti, disent ces yeux. Lorsque le grand lance, fossette taille XXL :
Mais non, ce n'est pas Pavarotti. On ne dit pas comme ça. On dit Papa roti !
Rien que de l'alimentaire, finalement, tout cela.


Nov. 07 16

Les enfants de la télé


On ne peut pas nier que la télé est aujourd’hui devenue indispensable. Elle est une chance d’ouverture sur le monde mais aussi une opportunité culturelle et crée du lien social. Ne nous en déplaise, les émissions de télé réalité et tous les autres programmes qui nous paraissent dénués d’intérêt font partie de la culture de nos chérubins et les en priver totalement ne ferait que les exclure des enfants de leur âge. Cependant, la télé n’est pas inoffensive pour nos enfants. Elle ne doit en aucun cas être considérée par les parents comme une nounou. Les enfants ne doivent pas être installés devant pendant que leurs parents vaquent à leurs occupations. Bien au contraire, pour être une expérience positive pour vos bambins, vous devez choisir avec soin les programmes qu’ils regarderont, en définir la durée et partager ce moment avec eux de manière à pouvoir apporter des réponses aux questionnements que les images pourraient susciter.(...) Les pédopsychiatres déconseillent la télévision le matin, avant d’aller à l’école. Elle serait plutôt à réserver au début de soirée, en veillant à ce qu’elle ne perturbe ni la qualité ni la quantité de sommeil de l’enfant qui lui est indispensable. Rappelons enfin que le nombre d’heures passées devant le téléviseur, au détriment des activités physiques, favoriserait le surplus de poids chez les jeunes. Selon une étude internationale, la prévalence de l’obésité et de l’embonpoint infantiles est plus élevée dans les pays où les enfants passent plus de trois heures quotidiennement devant un écran.

Extrait de la conclusion d'une enquête menée sur le sujet Enfants et télévision dénichée sur le net et en l'occurrence sur le site Bambin nature. A consommer sans modération !


Nov. 07 12

Théâtre politique et poum contre le mur

Dans la série mais où vont-ils chercher tout ça :-)

Gars de bientôt dix ans aime débouler en courant dans la cuisine (privilège des maisons tout en longueur, ça permet de sprinter en chaussettes). Et il aime faire celui qui va tellement vite que souvent, le jeu l'amuse, il se vautre contre le mur, fossette en coin, style, mince, j'l'ai vu trop tard, pas de bol. Il s'effondre comme de bien entendu et l'on se retrouve avec une grosse nouille sur le carrelage. Contente, la nouille.
Ce midi, avant d'aller à l'école, on a donc eu droit à la mise sur obite de la fusée puis à son scratch mural.
Je lui lance : finalement, tu pourrais aussi faire du théâtre, tiens !
Et lui de me riposter, parce que ça riposte à bientôt dix ans : Du théâtre ? Oh non, c'est nul ça. C'est pour les hommes politiques !
Y'en suis resté comme deux ronds de flanc. Père admiratif, à la fois. Si jeune, si lucide !


Nov. 07 09

L'enfant, ce bourlingueur


(...) l'enfant est dérangeant par ses exigeances, et chacun secrète insidieusement des "anticorps" pour ne pas être trop bousculé par le chambardement de ses demandes. Ce grand bouleversement se produit à tous les échelons : personne prise individuellement, famille, école, groupes professionnels, vision éthique, orientations politiques et juridiques, et société globale. (...)
Nous avons enfoui en chacun de nous une sorte d'enfant de rêve, celui que nous n'avons pas été, celui que nous aurions voulu être, celui que nous voudrions trouver pour échapper à l'implacable réalité de la finitiude. Cet enfant de rêve, nous l'évoquons quand nous parlons de l'enfance en général.(...)
L'enfant est donc toujours en décalage avec ce que nous aurions voulu qu'il devienne. Tout en l'aimant, nous lui en voulons de ne pas être cette pâte malléable qui aurait gardé pour toujours nos empreintes. Il nous force ainsi à nous distancier de nos espérances et, puisqu'il se créé son propre espace de liberté, il nous place devant notre solitude. Comme il est en même temps dépendant, influençable, en quête d'affection, il réveille inérorablement en l'adulte deux désirs contradictoires : l'un  étant de le garder pour soi afin d'en faire un objet de possession, l'autre étant de l'aider à fabirquer sa trajectoire tout en se servant de nos images et de nos témoignages pour y parvenir.
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Oct. 07 23

Faites-en un bon délinquant


Ambiance sonore : Olivia Ruiz.

Trouvé sur le net cette "liste" pas comme les autres. Il s’agit de 12 règles données par la police de Seattie aux USA aux parents qui désirent faire de leur enfant un bon délinquant :

1. Dès l’enfance, donnez-lui tout ce qu’il désire. Il grandira en pensant que le monde entier lui doit tout.
2. S’il dit des grossièretés, riez, il se croira très malin.
3. Ne lui donnez aucune formation spirituelle. Quand il aura 21 ans, « il choisira lui-même ».
4. Ne lui dites jamais : « C’est mal » Il pourrait faire un complexe de culpabilité. Et plus tard, lorsqu’il sera arrêté pour vol de voiture, il sera persuadé que c’est la société qui le persécute.
5. Ramassez tout ce qu’il laisse traîner. Ainsi, il sera sûr que ce sont toujours les autres qui seront responsables.
6. Laissez-lui tout lire. Stérilisez la vaisselle, mais laissez son esprit se nourrir d’ordures.
7. Disputez-vous toujours devant lui. Quand votre ménage craquera, il n’en sera pas choqué.
8. Donnez-lui tout l’argent qu’il réclame. Qu’il n’ait pas à le gagner. Il ferait beau voir qu’il ait les mêmes difficultés que vous.
9. Que tous ses désirs soient satisfaits : nourriture, boisson, confort, sinon il sera « frustré ».
10.Prenez toujours son parti. Les professeurs, la police lui en veulent à ce pauvre petit !
11. Quand il sera vaurien, proclamez vite que vous n avez jamais rien pu faire.
12. Préparez-vous à une vie de douleur ; vous l’aurez.

Pour éviter qu’il devienne délinquant, le plus important est d’accorder du temps, de l’amour, des limites et, de la stabilité à l’enfant, de communiquer ouvertement avec lui et de lui montrer l’exemple. Ce n’est pas simple tous les jours, mais c’est le meilleur chemin.

Rosette POLETTI (infirmière, pédagogue et psychothérapeute) avec la collaboration de Barbara Dobbs.


Oct. 07 18

Etre un enfant sous l'empire


Au 19ème siècle, sous l'empire, être un enfant, c'est ça :

Une semaine après sa naissance, l'enfant est baptisé et confié tout de suite à une nourrice. Néanmoins, dans certaines familles bourgeoises, la mère s'occupe des enfants et leur apprend l'écriture et la lecture, parfois la musique. A 6 ans, ils vont à l'école primaire, puis à 10 ans au collège, où ils étudient le franç ;ais, le latin, l'histoire, les mathématiques. A la campagne, c'est bien sûr un tout autre emploi du temps ! Les enfants s'occupent de la basse-cour ou du potager, tandis que les enfants pauvres des villes exercent des petits métiers : cireur de chaussures, ou encore employé d'usine... Les enfants jouent à l'époque aux marionnettes, aux soldats de plomb, aux poupées, mais adorent aussi la marelle ou le célèbre colin-maillard !