Jan. 08 08

Une compilation du meilleur des civilisations

Ci-dessous du Edgar Morin dans le texte. A l'heure de la politique de civilisation, ça ne manque pas de sens.

Le "meilleur" de chaque civilisation ? Je crois qu'en ce qui concerne la civilisation européenne, ce sont les idées de démocratie, de droits de l'homme et de la femme. En ce qui concerne la Chine, c'est une civilisation fondée sur le taoïsme, sur une conception de la vie et de la nature très riche et une idée de sagesse.  Je crois que dans les petites civilisations d'Indiens d'Amérique du Nord ou d'Amazonie, il y a des arts de vivre, des savoirs, des connaissances qu'il ne faut pas mépriser, mais pouvoir adopter.
Toute culture a ses vertus, ses superstitions, ses erreurs, et je pense que ce sont surtout les vertus des différentes cultures qui devraient se rencontrer. 
On voit très bien ici, chez nous, qu'il y a l'aspiration à un art de vivre qui fait que l'on cherche aussi bien dans le bouddhisme zen, dans le bouddhisme tibétain du dalaï-lama, des réponses à son aspiration à vivre autrement. 
Je pense que l'Occident en général et l'Europe ont développé surtout le côté matériel et technique de la civilisation, et ont sous-développé tout ce qui concerne l'âme, l'esprit, la relation avec soi-même et avec autrui. On peut puiser dans ce qu'apportent beaucoup d'autres civilisations.
Edgar Morin, sociologue. Extrait d'un tchat sur Le Monde.
On peut aussi lire la mise au point d'Edgar Morin sur l'utilisation du concept de politique de civilisation en cliquant ici.

A LIRE AUSSI LE BILLET DU CHE SUR BLOG A RYTHME. On peut en prendre connaissance
en cliquant là.


Jan. 08 07

L'avis théodore


Ambiance sonore : La Vie Theodore .

Un excellent billet à lire sur le blog Ecolo-Info. Il s'intitule " 2008 de pied en cap " et ma foi... ça mérite de s'y poser quelques instants. En prime, un extrait de mots prononcés par Théodore Monod :

Ce saccage de la planète, je crois que c’est une très grande imprudence. Bien sûr, les politiciens vivent au jour le jour, il ne peuvent pas réfléchir à une échelle suffisante, mais les biologistes, et les géologues pensent déjà à ce qui se passera dans mille ans, dans dix mille ans, etc.. (…)
Bien sûr, on peut espérer que l’Homme finira par “s’hominiser”, parce que l’Homme c’est autre chose qu’un matricule, c’est autre chose qu’une carte d’électeur, c’est autre chose qu’un tube digestif, c’est plus vaste… c’est plus vaste… (...)
La civilisation a opté, elle a fait des choix, elle a opté pour le plus contre le mieux, pour la quantité plutôt que pour la qualité. On pourrait aussi dire pour l’Avoir plutôt que pour l’Etre… Et puis alors, il y a quand même un certain nombre de caractères de l’Homme actuel qui ne sont tout de même pas favorables à l’éclosion d’une “humanité améliorée”, si je puis dire, enfin, pacifiée, équilibrée, fraternelle… 


Jan. 08 05

Tellement de choses ici sont dites

Ci-dessous une version "lissée" de voeux qu'un copain m'a transmis. Cela m'a beaucoup touché. Je me permets du coup de vous en toucher quelques mots.

Bonne et heureuse pour reprendre l'expression consacrée.
Mais nous valons mieux que des formules consacrées. Je garde précieusement en mémoire notre balade sur des lieux de mémoire. J'ai été touché que tu m'ouvres le livre intime de tes chers souvenirs d'enfance et de jeunesse. J'en connais le prix. J'espère que tu vas bien. Ne te laisses pas bouffer par la connerie ambiante.  Blinde toi un minimum  ! C'est vrai c'est plus facile à dire  et puis ce monde dit professionel devient tellement brutal naze. Chacun doit  jouer des coudes et des mains pour garder son job son quignon. Un peu triste tout ça . Heureusement il y a les à côtés les gens qui comptent. Vivement qu'on se revoit !!!!
Ambiance sonore : Taboo .
 


Jan. 08 02

La mémoire du futur sera-t-elle amnésie ?

Dans la série puisqu'on ne se pose pas la question, autant la poser !

Un article intéressant à découvrir sur Le Monde en cliquant ici. Où il est question de mémoire. Et de futur. Et de mémoire dans le futur. L'amnésie nous guette ? La question est celle-ci : en 2070, les pensionnaires des maisons de retraite sauront-ils chanter en choeur les airs de leur enfance ? Le neuropsychologue Francis Eustache (Inserm-université de Caen) s'interroge. Les personnes atteintes de maladies neurodégénératives, comme celle d'Alzheimer, conservent très longtemps le souvenir des comptines de leur enfance, des récitations et des airs sur lesquels elles ont jadis dansé.
Pour affronter le grand âge et ses amnésies, nos descendants disposeront peut-être de nouvelles techniques thérapeutiques. Mais, dans le cas contraire, il n'est pas certain que les enfants d'aujourd'hui se constituent le même capital que leurs aînés. Parce que l'école n'a plus le culte du "par coeur". Mais aussi parce que la culture est de plus en plus éclatée, que chacun peut se la forger en fonction de ses intérêts, et que la mémoire humaine est confrontée à une formidable révolution. A un court-circuit d'une ampleur inégalée.


Déc. 07 11

Le sale air de la peur


Ci-dessous l'extrait d'un article de Virginie Megglé, intitulé : " Une peur peut en cacher une autre, comment ne pas en avoir peur ?" et dont le texte intégral est à lire en cliquant ici, sur le site Mieux-être.org.
Pour le coup, la photo est également extraite de cet article :-)

(...) Certains s'accommodent de leurs peurs, les débaptisent, les déguisent. La peur de voyager, de prendre le train, l'avion… le vélo se convertit en goût pour la marche. Celle de la lumière, pour se faire légère, aime arborer de belles lunettes. On inverse sa phobie en art de vivre et la panique hystérique des chats se transforme en passion pour la race canine.
Peur de la maladie, de la folie, de l'immobilité, peur des mots aussi. Peur de disparaître, peur que « ça se voie », que mon château de sable ou de cartes s'effondre ! Peur de trahir ou d'être trahi… La peur met à l'œuvre et stigmatise le plus souvent la reviviscence inconsciente d'un passé douloureux. Et l'émotion qu'elle fait surgir plonge dans l'embarras quand au détour d'une phrase, d'un mot, elle nous bouleverse sans dire pourquoi ou fait barrage à la communication. C'est quand elle n'est ni nommée ni reconnue et agit en sourdine que la peur est mauvaise. Comme si ses effets silencieux se liguaient pour sévir avec plus ou moins de violence, sur la vie affective et professionnelle.
Peur de paraître ou peur de disparaître ? Peur de l'échec ou peur du succès ? Peur du chômage, des interprétations… Plus que la peur de rater (ou de réussir) un examen, c'est ce qu'il est susceptible de raviver qui entre par anticipation en résonance avec des souvenirs enfouis et diffuse ce trouble qui le rend redoutable. Les effets présumés en seraient si douloureux que l'on craint qu'ils ne nous effacent. La peur de mal faire ou plutôt - que ce qu'il aura fait de son mieux soit mal perçu - pousse l'enfant à éviter bien des situations. (...)


Déc. 07 04

Quand l'impossible décide de tout


Je lisais l'autre jour des passages d'un bouquin sur la Gouvernance des territoires. Pierre Carles en est l'auteur. Pages 78, 79 et 80, il évoque la prise de décision et le traitement de l'information.
Il cite notamment
Andreu Solé. Qui a démontré que, quelle que soit l'information disponible, la décision (ou la non-décision) interviennent en dehors de toute réféférence à cette information.
Il donne 3 exemples : Pearl Harbor, le 11 septembre et les élections présidentielles en France en 2002. Il indique que l'information était disponible. Mais les décideurs n'ont pas pris une décision cohérente avec ces informations.
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Nov. 07 30

Je suis dans la pièce à côté


La mort n'est rien, je suis seulement passé, dans la pièce à côté.  Je suis moi. Vous êtes vous. Ce que j'étais pour vous, je le suis toujours. Donnez-moi le nom que vous m'avez toujours donné, parlez-moi comme vous l'avez toujours fait. N'employez pas un ton différent, ne prenez pas un air solennel ou triste. Continuez à rire de ce qui nous faisait rire ensemble. Priez, souriez, pensez à moi, priez pour moi. Que mon nom soit prononcé à la maison comme il l'a toujours été, sans emphase d'aucune sorte, sans une trace d'ombre. La vie signifie tout ce qu'elle a toujours été. Le fil n'est pas coupé. Pourquoi serais-je hors de vos  pensées, simplement parce que je suis hors de votre vue ? Je ne suis pas loin, juste de l'autre côté du chemin.
 
Canon Henry Scott-Holland (1847-1918), traduction d'un extrait de "The King of Terrors", sermon sur la mort 1910
Quelquefois attribué à Charles Péguy, d'après un texte de Saint Augustin

Extrait dédicacé à Eden.


Nov. 07 29

Le foetus est-il quelqu'un ?


Ce bouquin, je l'ai pas lu. Je le lirai pas. Mais ça empêche pas d'en causer !!!
Noté la sortie d'un ouvrage de Roger Bessis intitulé : Qui sommes nous avant de naître ?
Pionnier français de l’échographie, sommité de la médecine fœtale, ce médecin raconte son parcours, depuis la création en 1973 du premier département d’échographie fœtale à l’hôpital Antoine-Béclère jusqu’à aujourd’hui.
Plus qu’un témoignage
, indique Psychologie magazine, ce texte vivant est un véritable cours sur la vie fœtale : qu’est-ce qu’un fœtus ? Que signifie vouloir un « enfant parfait » ? Qu’est-ce que l’hérédité ? Comment accueillir son enfant ?  Et mille autres questions. Surtout, au-delà des polémiques et des non-dits de la médecine, il analyse le statut du fœtus de manière objective. Un excellent essai.
En ces temps où l'on passe vite de haine à ADN et autres variations sur le même thème [et pas uniquement parce que ça rime], inutile de faire comme si. C'est bien que des spécialistes délaissent le scalpel et le secret professionnel pour tremper l'encre dans la plume et prendre place dans l'une de nos omertas du moment.
De son côté, Libé cite Roger Blessis dans sa présentation de l'ouvrage. " Ce n'est pas le foetus qui a droit à un statut parce qu'il est une personne, mais la personne qu'il sera qui a droit à un statut, même quand elle n'est que foetus " .


Nov. 07 19

Alzheimer

Dans la série c'est... bouleversant.

Olivia Rosenthal, On n'est pas là pour disparaître (Verticales, 2007). En savoir plus sur le site Remue.net, en l'occurrence cette page-ci. Vous pouvez aussi lire ci-dessous.


Source de l'image ici.

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Nov. 07 16

Le couple, ce duo infernal !

Dans la série 2 = 4.

Jean-Claude Kaufman était dernièrement par cheu nous. Bleu comme une orange avait une envoyée spéciale qui a pris quelques notes sur le sujet du jour : Agacements. Vous savez, ce sont ces petits ou grands tracas qui secouent les couples au quotidien. Ces situations énervantes, irritantes, qui peuvent parfois faire comme la neige : s'assembler et dévaler en avalanches. Ou comme les vagues. Développer une telle puissance qu'ron parle de tsunami. Le sociologue a mené une enquête sur le sujet, il en a fait un bouquin, et ici ou là, il vient en causer. Ci-dessous quelques morceaux choisis. Des phrases piochées ça et là.
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Nov. 07 15

Epitaphe


Tel le chien de chasse pacifique qui tombe en arrêt et scrute l'horizon tous sens en éveil, truffe au vent, j'ai eu la chance de dernièrement dénicher cette phrase. C'est l'oeuvre d'une vie :

Je souhaite n'avoir jamais rien fait qui puisse aider à la création d'une société ou d'un état policiers.
Elle a été écrite par un artiste terrassé par la maladie. Ses dernières heures. Ces mots ont été griffonnés sur une serviette en papier et exhumés par son fils. C'était il y a une dizaine d'année. C'est aujourd'hui.


Nov. 07 10

J'aimerais

Texte en cours d'écriture.

J'aimerais qu'on cesse de penser que tout a commencé avec nous et que tout finira à cause de nous.

J'aimerais que l'enfant à naître ne soit pas un fichier en devenir, un déliquant à craindre, un problème à résoudre mais tout simplement une merveille de la nature.

J'aimerais que tout ne soit pas marché et argument de vente pour que les vrais problèmes soient traités avec la dignité qui convient et non traités par dessus la jambe des euros dans les yeux.

J'aimerais que l'on cesse de cacher les fléaux qui ne cessent de s'amonceler sur les bureaux des dirigeants et que démocratie ne soit pas brandie comme un voeu pieu ou une vague éthique mais soit un acte de responsabilité chaque jour remis sur le métier.

J'aimerais que nos parents puissent vieillir dignement et non se sentir comme un poids supplémentaire qu'ils légueraient à leurs progénitures. J'aimerais que nos enfants n'aient pas à subir nos vieilles peaux délabrées.

J'aimerais que la santé publique soit le coeur de tout nos développements. La matrice qui laisse la vie en paix. Elle ne doit pas devenir l'otage, l'objet d'une course au succès, le scalpel du mirage de l'homme surpuissant.
J'aimerais que les gens songent moins à prendre et plus à partager. Le don de soi est si gratifiant que c'en est incongru de s'en passer. Se passerait-on de sa propre respiration ?

J'aimerais que quand le téléphone sonne, on ne soit pas sûr et certain (quasi) qu'à l'autre bout, il y ait quelqu'un qui a quelque chose à demander, un problème à épancher, une annulation à formuler. Je rêve à des voix ensoleillées avec du sourire dans les mots, du partage en offrande, une humanité non marchande, non donnant donnant.

J'aimerais que dans les bureaux, les entreprises, les gens soient moins les yeux sur leurs chaussures et leurs [petites] prérogatives et un peu plus à se sentir maillon d'une équipe, membre d'une communauté, non fin en soi, ni début de l'invention de l'eau chaude, mais contributeur d'un monde d'aujourd'hui digne de celui de demain.

Jaimerais que les gens aient comme principe de faire confiance plutôt que d'être dans le déni de l'autre comme quasi seule réponse à leurs propres absences. Ou insuffisances. Que le droit à l'erreur devienne une force. Que la sensibilité ne soit pas tue.

J'aimerais que dans 15 - 20 ans, la société française soit moins malade et ne soit pas convalescente, et que mes yeux croisant ceux de mes enfants adultes devenus, je ne me sente pas mue par l'ignoble sensatio que nous les avons conduits conduits, yeux bandés, dans un piège qui s'appellerait la vie.

J'aimerais que les mirages de la peau qui ne flétrit pas, des rides qui se gomment, de la vue qui se masque, du cheveu gris qu'on colore rejoignent la cuvette des WC et soient aspirés par une chasse sans merci.


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