Déc. 07 15

La communication, c'est pas que de la merde


On peut ramer  à contre courant d'un système pendant des mois, lutter seul ou presque contre vents et marées, et avoir le bonheur, un soir, de voir que ses idées sont justes et qu'il n'est point besoin d'imaginer les jeter à la poubelle. On peut penser que la communication a un versant positif et le faire. On peut piloter de manière transversale un projet sans avoir besoin de nuire à qui que ce soit ni avoir recours à la méchanceté pour avancer . Ce ne sont pas ici des voeux pieux que je balance mais ce que je me suis dit hier soir, du travail m'en revenant. -----
Moment professionnel de vérité pour moi avec l'aboutissement d'un travail de six mois qui m'a vu piloter divers travaux permettant de réaliser des documents de communication retraçant la mémoire d'un des services de la collectivité locale dans laquelle je bosse.
Piloter à ma manière, s'entend. Avec des valeurs et de l'huile de coude. Avec du partage et le désir qu'en ces temps individualistes, il soit malgré tout possible de bosser collectivement. Avec, aussi, des principes : par exemple travailler les messages sur le fond et mettre la forme des documents au service de ces messages. Faire en sorte que ce soit le récepteur de la communication qui guide les pas et non le seul souci de l'emetteur de cette communication.  En accepter les tiraillements. Car ce n'est jamais simple.
Le moment de vérité, c'était qu'enfin, tout ce travail rencontrait ses destinataires et j'étais avide de voir si les documents allaient fonctionner. Et comment ils allaient ou non fonctionner.
Est-ce que les choix graphiques et documentaires allaient être partagés ? Reçus ? Compris ? Est-ce que, justement, les messages allaient passer ? Et comment allaient-ils être intégrés ?
A la fin de la soirée, au-delà des remerciements de circonstance et des bravos hiérarchiques, j'ai surtout retenu des mercis et des regards brillants. Au-delà de l'histoire, des gens, des vies, se sentaient  comme sortis de l'ombre, éprouvaient une fierté qu'ils portaient en eux et dont ils n'avaient pas forcément conscience. J'ai échangé avec des gens estimant que tout cela faisait chaud au coeur, donnait du peps.
J'étais pour ma part heureux. J'avais réussi à faire en sorte que la communication soit perçue autrement que comme un gadget et des paillettes. J'avais pu, six mois durant, en faire ce que je crois profondément : un outil d'animation, un moyen de médiation, un agitateur d'idée et un facilitateur d'échanges humains.
Ce n'est peut-être qu'un détail pour vous. Mais pour moi, ça veut dire beaucoup :-)

Commentaires

1 -

Pour un détail, c'est un de Taille.
Tu as tout l'ami.
Le fond, le sens, etc. etc. La com au service de, et pas vitrine de...
Bon on se comprend.
Toutes mes félicitations virtuello-transversales.

 


Claudiogène | Le Samedi 15/12/2007 à 09:22 | [^] | Répondre

2 - Re:

 


Didier | Le Samedi 15/12/2007 à 10:08 | [^] | Répondre

3 -

Tu l'as dit, c'est de la médiation dans toute sa beauté. Je refuse de faire de la com' parce qu'il y a aussi les autres côtés, moins reluisants. Mais s'il n'y avait que celui-ci, ça fait longtemps que j'y serais.
Je suis sûre que le boulot final est à la hauteur de leurs espérances, de ceux dont on ne parle jamais.

 


La grande Loulou | Le Samedi 15/12/2007 à 23:36 | [^] | Répondre

4 -

Tu dois être fier de toi ! Bon, et du coup, qu'est-ce-qu'il devient, ce boulot ? Cela n'a peut-être pas de lien direct mais ça me donne l'occasion de te poser la question.

 


Marie | Le Lundi 17/12/2007 à 18:29 | [^] | Répondre