Le sale air de la peur
Ci-dessous l'extrait d'un article de Virginie Megglé, intitulé : " Une peur peut en cacher une autre, comment ne pas en avoir peur ?" et dont le texte intégral est à lire en cliquant ici, sur le site Mieux-être.org.
Pour le coup, la photo est également extraite de cet article :-)
(...) Certains s'accommodent de leurs peurs, les débaptisent, les déguisent. La peur de voyager, de prendre le train, l'avion… le vélo se convertit en goût pour la marche. Celle de la lumière, pour se faire légère, aime arborer de belles lunettes. On inverse sa phobie en art de vivre et la panique hystérique des chats se transforme en passion pour la race canine.
Peur de la maladie, de la folie, de l'immobilité, peur des mots aussi. Peur de disparaître, peur que « ça se voie », que mon château de sable ou de cartes s'effondre ! Peur de trahir ou d'être trahi… La peur met à l'œuvre et stigmatise le plus souvent la reviviscence inconsciente d'un passé douloureux. Et l'émotion qu'elle fait surgir plonge dans l'embarras quand au détour d'une phrase, d'un mot, elle nous bouleverse sans dire pourquoi ou fait barrage à la communication. C'est quand elle n'est ni nommée ni reconnue et agit en sourdine que la peur est mauvaise. Comme si ses effets silencieux se liguaient pour sévir avec plus ou moins de violence, sur la vie affective et professionnelle.
Peur de paraître ou peur de disparaître ? Peur de l'échec ou peur du succès ? Peur du chômage, des interprétations… Plus que la peur de rater (ou de réussir) un examen, c'est ce qu'il est susceptible de raviver qui entre par anticipation en résonance avec des souvenirs enfouis et diffuse ce trouble qui le rend redoutable. Les effets présumés en seraient si douloureux que l'on craint qu'ils ne nous effacent. La peur de mal faire ou plutôt - que ce qu'il aura fait de son mieux soit mal perçu - pousse l'enfant à éviter bien des situations. (...)
(...) Certains s'accommodent de leurs peurs, les débaptisent, les déguisent. La peur de voyager, de prendre le train, l'avion… le vélo se convertit en goût pour la marche. Celle de la lumière, pour se faire légère, aime arborer de belles lunettes. On inverse sa phobie en art de vivre et la panique hystérique des chats se transforme en passion pour la race canine.




