Déc. 07
24
Sénégal qui es-tu ? (épisode 3)
Dans la série des envoyés spéciaux de Bleu comme une orange, un de nos reporters découvre pour nous le Sénagal avec sa petite famille. Il va nous raconter de temps à autres ses sensations. Voici l'épisode 3.
Aujourd'hui (dimanche 23) le paysage n'est plus le même, non pas que l'on ait changé de région mais quelque chose s'est produit ces derniers jours. Le marché est presque vide, tous les commerces sont fermés sauf quelques uns là où on avais du mal à mettre un pied devant l'autre avant hier encore. Les abords des maisons et les rues sont "propres" enfin presque, les détritus ont été ramassés en petits tas, hier il n'y avait pratiquement plus de taxi ou de cars dans les rues, l'économie s'est arrêtée. Mais que s'est il donc passé ???----- Revenons quelques jours en arrière, vendredi 21 plus exactement.
D'abord à 9h il y a foule sur toutes les places de la ville, mais alors la grande foule il ne doit pas rester grand monde dans les maisons, on y a fait le grand ménage les jours précédents, il reste d'ailleur encore quelques effluves de plastique brûlé qui traînent par-ci par-là (pas de ramassage d'ordures ici où si peu, alors chacun se débrouille pour évacuer ses déchets dans la rue ou dans des champs d'ordures ou le vent de charge d'éparpiller tous les plastiques, et de temps en temps on y met le feu pour faire de la place...).
C'est l'heure de la prière du matin (le pays est très majoritairement Musulman) tous les pratiquants, même les occasionels sont de sortie, les mosqués étant trop étroites ils sont rassemblés sur tous les lieux capable d'accueillir de la foule, et il n'en manque pas
Ensuite les rues se calment brutalement, chacun est afféré à tuer son mouton. Et puis petit à petit, quand l'heure du repas s'approche, commence un balet qui va durer toute l'après-midi. Chacun, paré de ses plus beaux habits circule dans les rues, petits comme grands, chargés de plats ou de paquets, les uns remplis les autres vides. Défilé de couleur, de motifs tous plus beau les uns que les autres, de senteurs aussi.
On va offrir en partage un morceau du mouton et du repas de la fête. On en donne au voisin, à la famille mais aussi à l'ami ou à l'ennemi. C'est le jour du pardon alors on offre pour toute l'année, et il est très mal vu de ne pas offrir ou de refuser. Alors chaque famille dépense pour qu'il ne manque rien, dépense même bien plus qu'elle n'en a les moyens bien souvent. Quitte à gacher, il ne faut surtout pas montrer que l'on manque alors chacun se débrouille comme il peut.
Les jours précédents, dans les grandes villes principalement, il y a recrudescence de vols à la tire, augmentation des prix (parfois 3 fois plus cher pour une course de taxi ou de car). Les couturiers, chausseurs regorgent de travail pour habiller tout ce beau monde.
Et puis le soir venu, c'est la fête qui envahis les rues, les pétards explosent toute la nuit, la musique, les cris des enfants, jusqu'au petit matin...vendredi était férié, c'est ça la Tabaski.
Dans quelques jours c'est noël, encore un jour de fête, et férié, comme Paques ou la Pentecôte bien que le pays soit principalement musulman, la colonisation est tenace...
Nous avons la chance de découvrir le pays de l'intérieur, nous visitons des familles, chrétiennes ou musulmanes, plus aisées ou très pauvres, partout l'accueil est le même, la même chaleur les mêmes sourires.
Jeudi nous quittons la région de Thiès pour la Casamance, autre région, autre culture, autre aventure.
D'abord à 9h il y a foule sur toutes les places de la ville, mais alors la grande foule il ne doit pas rester grand monde dans les maisons, on y a fait le grand ménage les jours précédents, il reste d'ailleur encore quelques effluves de plastique brûlé qui traînent par-ci par-là (pas de ramassage d'ordures ici où si peu, alors chacun se débrouille pour évacuer ses déchets dans la rue ou dans des champs d'ordures ou le vent de charge d'éparpiller tous les plastiques, et de temps en temps on y met le feu pour faire de la place...).
C'est l'heure de la prière du matin (le pays est très majoritairement Musulman) tous les pratiquants, même les occasionels sont de sortie, les mosqués étant trop étroites ils sont rassemblés sur tous les lieux capable d'accueillir de la foule, et il n'en manque pas
Ensuite les rues se calment brutalement, chacun est afféré à tuer son mouton. Et puis petit à petit, quand l'heure du repas s'approche, commence un balet qui va durer toute l'après-midi. Chacun, paré de ses plus beaux habits circule dans les rues, petits comme grands, chargés de plats ou de paquets, les uns remplis les autres vides. Défilé de couleur, de motifs tous plus beau les uns que les autres, de senteurs aussi.
On va offrir en partage un morceau du mouton et du repas de la fête. On en donne au voisin, à la famille mais aussi à l'ami ou à l'ennemi. C'est le jour du pardon alors on offre pour toute l'année, et il est très mal vu de ne pas offrir ou de refuser. Alors chaque famille dépense pour qu'il ne manque rien, dépense même bien plus qu'elle n'en a les moyens bien souvent. Quitte à gacher, il ne faut surtout pas montrer que l'on manque alors chacun se débrouille comme il peut.
Les jours précédents, dans les grandes villes principalement, il y a recrudescence de vols à la tire, augmentation des prix (parfois 3 fois plus cher pour une course de taxi ou de car). Les couturiers, chausseurs regorgent de travail pour habiller tout ce beau monde.
Et puis le soir venu, c'est la fête qui envahis les rues, les pétards explosent toute la nuit, la musique, les cris des enfants, jusqu'au petit matin...vendredi était férié, c'est ça la Tabaski.
Dans quelques jours c'est noël, encore un jour de fête, et férié, comme Paques ou la Pentecôte bien que le pays soit principalement musulman, la colonisation est tenace...
Nous avons la chance de découvrir le pays de l'intérieur, nous visitons des familles, chrétiennes ou musulmanes, plus aisées ou très pauvres, partout l'accueil est le même, la même chaleur les mêmes sourires.
Jeudi nous quittons la région de Thiès pour la Casamance, autre région, autre culture, autre aventure.




